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Economie Sociale et Solidaire

L'Economie Sociale et Solidaire

L'économie sociale et solidaire pèse de plus en plus lourd

Le concept d'économie sociale et solidaire (ESS) désigne un ensemble d'entreprises organisées sous forme de coopératives, mutuelles, associations ou fondations, dont le fonctionnement interne et les activités sont basés sur un principe d'utilité sociale et de solidarité.

Ces entreprises pratiquent des modes de gestion démocratiques et participatifs. Elles encadrent strictement l'utilisation des bénéfices qu'elles réalisent : le profit individuel étant exclu et les résultats réinvestis. Leurs ressources financières sont généralement en partie publiques.

Coopératives, mutuelles, associations et fondations constituent un acteur économique de poids pour remettre l’humain au cœur de l’économie future.

La tendance:

Les entreprises de l’ESS sont en France un acteur économique de premier plan et résistent mieux, même dans une conjoncture difficile.

L'emploi dans l'économie sociale et solidaire (ESS) se porte bien. De fait, il a progressé  deux fois plus que dans l'ensemble de l'emploi privé. C'est ainsi qu' entre 2010 et 2015, l'emploi dans l'ESS a progressé de plus de 24%, quand l'ensemble de l'emploi privé n'augmentait que de 4%.

En 2015, deux mesures ont soutenu le secteur de l'économie sociale et solidaire: les emplois d'avenir et le service civique, expliquant en partie la tendance à la hausse.  Au total, l'économie sociale et solidaire a concerné plus de 205 000 établissements employeurs, 2,4 millions de salariés et une masse salariale de près de 58 milliards d'euros. Sa composition  principale est le secteur associatif (1.8 million de salariés), qui représente près de 83% des établissements employeurs, 77% des emplois et 69% de la masse salariale. Coopératives, mutuelles et fondations sont les autres employeurs. Dans l'ensemble des emplois privés en France, l'emploi associatif représente une part plus importante (9,8%) que celle des secteurs de la construction ou des transports (7,8% chacun).

Les associations qui se professionnalisent  restent l'ossature forte du secteur et parviennent à maintenir les emplois malgré un contexte peu favorable, avec une diminution des subventions publiques.

Un moteur pour l’emploi

Avec près de 600 000 emplois à renouveler en raison des départs en retraite, les entreprises de l'ESS représentent un vivier d’emplois important d'ici les années 2020!

Offrir des biens et services pour la plupart

"Les entreprises de l’ESS offrent des biens et services pour le plus grand nombre sans chercher à exclure les personnes les moins solvables. Loin d’être une économie de la marge, l’économie sociale occupe les premières places dans des secteurs essentiels :

  • 9 personnes handicapées sur 10 sont prises en charge par des établissements de l’économie sociale ;
  • 68 % des services d’aide à domicile aux personnes dépendantes sont portés par des entreprises de l’économie sociale ;
  • 30 % des hôpitaux sont gérés par l’économie sociale ;
  • 60 % des dépôts bancaires se font dans les banques de l’économie sociale et solidaire ;
  • 39 millions de Français sont protégés par les mutuelles de santé ;
  • 1 voiture sur 2 est assurée par une mutuelle d’assurance."

Un acteur économique innovant

Les entreprises de l’ESS innovent économiquement et socialement. Parmi quelques exemples d’innovations utiles socialement développées par les entreprises de l’ESS : l’aide à domicile des personnes fragiles, personnes âgées dépendantes, personnes handicapées, et pour les jeunes enfants fut inventée par les associations. Réunies au sein de réseaux, tels que l’UNA et l’ADMR, elles emploient plus de 200 000 salariés.

Un acteur économique qui fait vivre les territoires

"Les organisations de l’ESS, de part leur statut désintéressé, mobilisent plus de 14 millions de bénévoles de terrain, administrateurs, élus. Créatrices de lien social, elles sont l’expression du dynamisme de la société civile.

Dans les entreprises de l’ESS, les décisions sont prises localement. Elles développent des activités économiques, non délocalisables qui répondent aux besoins des territoires.

Elles contribuent à une meilleure répartition des centres de décision sur l’ensemble du territoire. En effet, 75 % des 100 plus importantes coopératives ont leur siège social implanté en région alors qu'inversement, plus de 90 % des 100 plus grosses entreprises françaises ont leur siège social en Ile-de-France.''...