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Farm Dating: devenez agriculteur…

Le Farm Dating: pour pérenniser l'agriculture...

Depuis quelques années se développe dans nos régions rurales un concept original de rencontres type « speed dating » pour répondre aux problématiques de transmission d’affaires ou d’installations dans l’agriculture.

L’idée du « farm dating » est de faire rencontrer des exploitants agricoles et des candidats ou chacun pourra en 10 minutes exposer son projet de création et/ou d’association.

Combien de fois on entend:
Les agriculteurs qui veulent transmettre leur exploitation ou trouver un associé disent : « on a personne ».
Les jeunes qui cherchent à s’installer disent : « on trouve pas ». Ce qui manque, c’est l’occasion d’une rencontre et d’échanges…

Le schéma traditionnel de transmission père-fils n’est plus comme avant. Les exploitations restaient familiales.

Aujourd’hui, 40 % des jeunes qui s’installent ne sont pas issus du milieu agricole, et les types d’exploitations changent.
On retrouve des souhaits de vie « raisonnés » comparables à d’autres spécialités (médecins et maisons médicales) et l’on préfère partager les outils de production.
Aujourd’hui, certains s’associent, se mettent en GAEC (groupement agricole d’exploitation en commun) ou en EARL (exploitation agricole à responsabilité limitée).

Parmi les nouveaux agriculteurs, naissent des profils très différents.

Des fils d’agriculteurs « pure souche » pour un quart environ,
des jeunes qui ont suivi une formation agricole, d’autres qui travaillent dans le para-agricole (vente de matériel par exemple), et enfin ceux qui prennent un « virage à 180 degrés », professeurs, cadres en grande surface après avoir « essuyé un burn out »… Âge moyen : 30 ans.

La réussite est dans le pré ! Pour ceux qui se sont installés, 95 % sont encore agriculteurs dans des exploitations viables, vivables et ce 10 ans après… 
Des réseaux de « jeunes exploitants » se développent, et des formations sont proposées par les chambres d’agriculture.

Au point information de la chambre d’agriculture régionale, plus 300 personnes appellent chaque année pour se renseigner. Pour autant, pas facile de trouver des candidats pour les 300 à 350 départs par an prévus en Loire-Atlantique.
Il y a 20 ans, cette question ne se posait pas. Aujourd’hui, il y a plus de places disponibles que de candidats. 
Le danger : c’est que l’on perde de l’activité économique locale .
Des secteurs sont plus compliqués que d’autres : en viande bovine, en viticulture, et en volaille.
Pour des raisons multiples :Contraintes environnementales, rentabilité, nécessité d’avoir beaucoup de capitaux pour se lancer…

Reste à bien choisir sa région, connaitre le prix du foncier qui reste dans nos contrées assez raisonnable… »