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Site Pôle-emploi: + de 50% des annonces seraient « frauduleuses »(CGT)…

La Confédération Générale du Travail a mené une enquête* sur la qualité des annonces diffusées sur le site  pole-emploi.fr : 50,3% des offres mises à disposition des chercheurs d’emploi seraient illégales.

« De l’offre qui propose un commerce pour 880 000 euros à celle qui propose un CDI se révélant en fait n’être qu’un CDD de quelques jours, en passant par le coup de pub de l’agence d’emploi, il y a pléthore d’exemples tout aussi révoltants les uns que les autres. » selon la centrale syndicale.

Le comble, c’est que ces offres, toujours selon le syndicat, sont considérées comme des offres « raisonnables » et qu’elles peuvent servir à radier les chômeurs.

Le site « le lanceur » a aussi enquêté sur cette situation : « Aujourd’hui, plus de 60% des offres mises en ligne sur Pole-emploi.fr proviennent de sites privés comme Vivastreet, Jobijoba, Keljob, Monster… 110 partenaires au total. Depuis 2014, ces annonces externes ne sont pas validées par un agent mais triées par un outil d’analyse sémantique, qui en rejette 30 % environ. »

Cette information, relayée par la presse nationale, le Figaro.fr notamment, connait une forte et négative résonance. En effet, « les demandeurs d’emploi, souvent décrits comme des fraudeurs, ne sont pas prêts de s’en sortir avec des offres d’emploi qui n’en sont pas. Sachant qu’un demandeur d’emploi sur deux n’est pas indemnisé »-cgt

 

 

 

Dessin LE LANCEUR.FR

La Direction Générale de Pôle emploi serait largement au courant ainsi que l’ (ex)Ministre du travail, déjà interpellée lors des questions au gouvernement. A voir si la nouvelle ministre va s’intéresser à ce dossier.

La CGT enfonce le clou : « en plus de la stigmatisation dont ils sont victimes, les demandeurs d’emploi subissent la double peine du chômage et des offres « bidons » qui s’ajoutent à la fermeture des agences de Pôle emploi l’après-midi et à la dématérialisation à outrance, mettant à mal le service public. »

Affaire à suivre…

 


*Enquête menée le 17 février dernier sur un échantillon de 1298 offres répertoriées ce jour-là par 15 enquêteurs à Lyon, Créteil, Rennes et Marseille. 653 annonces illégales ont été découvertes, soit 50,3% du total.